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Maladie d’Alzheimer

publié le : 23 septembre 2016

Découverte en 1906 par Aloïs Alzheimer, la maladie d’Alzheimer est une affection du cerveau dite « neuro-dégénérative », c’est-à-dire qu’elle  entraîne une disparition progressive des neurones.

L’altération des facultés cognitives

Ces neurones, qui servent à programmer un certain nombre d’actions, en disparaissant entraînent une altération des facultés cognitives : mémoire, langage, raisonnement, etc. L’extension des lésions cérébrales cause d’autres troubles qui réduisent progressivement l’autonomie de la personne.

La maladie d’Alzheimer apparaît plus souvent chez les personnes âgées, mais elle n’est pas une conséquence normale du vieillissement.

Maladie d’Alzheimer, maladie de la mémoire ?  On associe souvent la maladie d’Alzheimer à la perte de mémoire car ce sont effectivement les neurones localisés dans la région de l’hippocampe, siège de la mémoire, qui sont les premiers atteints.  Malheureusement, petit à petit d’autres zones du cerveau sont touchées et mènent à la disparition progressive des capacités d’orientation dans le temps et dans l’espace, de reconnaissance des objets et des personnes, d’utilisation du langage, de raisonnement, de réflexion…

D’un point de vue scientifique

La maladie d’Alzheimer résulte d’un processus pathologique spécifique  qui entraîne le développement de deux types de lésions au niveau du système nerveux central :

  • les dégénérescences neurofibrillaires, il s’agit de l’apparition, au sein des neurones, d’anomalies de la protéine Tau ;
  • les plaques amyloïdes ou « plaques séniles », il s’agit du dépôt, en dehors des neurones, de la protéine Béta amyloïde.

Ces lésions envahissent progressivement les différentes zones du cortex cérébral. Elles sont longtemps silencieuses puis entrainent des manifestations visibles au fur et à mesure qu’elles se multiplient et touchent des zones importantes pour le fonctionnement cérébral.

Même si chaque cas est spécifique et si toutes les personnes ne sont pas affectées au même rythme et de la même manière, on peut néanmoins dégager schématiquement plusieurs étapes d’évolution de la maladie.

La maladie d’Alzheimer commence dans la région hippocampique : la zone mémoire du cerveau.

Dans cette première phase de la maladie, environ 25% de l’hippocampe diminue en volume. Les neurones de la zone s’occupant de faire le lien entre la mémoire à court terme et la mémoire à long terme sont partiellement endommagés, la personne voit donc ses capacités de mémorisation légèrement diminuées : elle a des oublis bénins de noms ou d’évènements récents et présente des difficultés pour acquérir de nouvelles informations. Les troubles de la mémoire à court terme augmentent à mesure que l’hippocampe continue de perdre de ses neurones et entraînent des difficultés dans l’organisation de la vie quotidienne.

Avec le temps, plusieurs autres zones du cerveau sont à leur tour endommagées, notamment dans le cortex associatif temporo-pariéto-occipital, ce qui engendre des troubles des gestes, du langage et de la reconnaissance.

A un stade avancé de la maladie, les lésions cérébrales ayant progressées, la récupération d’informations ne peut quasiment plus se faire, la personne oublie alors les évènements et les informations de son passé.

Symptômes et diagnostic

Perte de la notion du temps, changement d’humeur fréquent, oubli d’événements récents, difficultés à reconnaître certaines personnes. Si la maladie d’Alzheimer a des conséquences sur les fonctions cognitives de la personne malade, elle engendre également des troubles affectifs et comportementaux.

 

Les premiers signes d’alerte

Perte de la notion du temps, changement d’humeur fréquent, oubli d’événements récents, difficultés à reconnaître certaines personnes, quels sont les premiers signes d’un début de m

 

Les symptômes

Si la maladie d’Alzheimer a des conséquences sur les fonctions cognitives de la personne malade, elle engendre également des troubles affectifs et comportementaux.

 

Le diagnostic

Même s’il n’existe, pour l’heure, aucun traitement curatif, il est essentiel de pouvoir poser rapidement un diagnostic afin de mettre en place un plan d’aide adapté (aides médicales, médico-sociales, financières, etc.) et un accompagnement efficace.

La première étape

La première étape est la consultation chez le médecin généraliste. C’est lui qui, après une évaluation globale, décide d’orienter la personne vers une consultation spécialisée (consultation mémoire ou centre de consultation mémoire et de recherche) ou vers un spécialiste libéral (neurologue ou psychiatre).

Un diagnostic pluridisciplinaire

Le diagnostic est pluridisciplinaire. Il doit  comprendre une évaluation neuropsychologique, un examen d’imagerie cérébrale, un examen neurologique, un bilan médical global, et un examen psychiatrique si nécessaire.

Pour la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées, le diagnostic est long à établir, en particulier à cause du caractère progressif des symptômes. La frontière entre ce qui est bénin et ce qui est pathologique n’est pas toujours claire au stade précoce de la maladie.

·         Le bilan neuropsychologique

Il s’agit d’une série de tests sous forme de questions ou de tâches simples à accomplir. On évalue ainsi les troubles cognitifs du patient : mémorisation, langage, compréhension, raisonnement, planification, etc. C’est la méthode qui permet de détecter les symptômes le plus tôt.

Les tests sont adaptés au patient, en fonction de son niveau socio-culturel notamment et du stade de l’évolution de la maladie. Plus tôt est réalisé l’examen, plus il doit être précis pour mettre en évidence des troubles qui pourraient passer inaperçus.

A un stade très évolué de la maladie, il est impossible de faire passer des tests, la personne malade n’étant plus capable de répondre aux consignes même simplifiées.

·         L’imagerie cérébrale

Les techniques d’imagerie cérébrale – IRM (imagerie par résonance magnétique) et le scanner et – permettent d’observer l’aspect et le volume des structures cérébrales, mais pas encore les lésions cérébrales, microscopiques que l’on ne pourra observer qu’en faisant une biopsie l’autopsie post mortem.

Ces techniques permettaient jusqu’ici de mettre en évidence des atrophies de certaines zones du cerveau (frontale en particulier), mais aussi pour s’assurer qu’il n’existait pas d’autres pathologies (accident vasculaire cérébral, tumeurs).

·         L’examen neurologique

Il a pour objectif de déceler chez la personne d’éventuels troubles neurologiques : troubles oculomoteurs, troubles de la marche, troubles de l’équilibre, syndrome parkinsonien, etc. En début de maladie, l’examen neurologique est souvent normal car ces troubles n’apparaissent pas encore et ne permettent pas de détecter la maladie. Seul, il est donc insuffisant pour définir qu’il n’y a pas de maladie neuro-dégénérative.

·         Le bilan médical global

Il est indispensable pour s’assurer qu’il n’existe pas de maladie organique, d’infection (urinaire, pulmonaire), de dénutrition, de maladie cardiaque, de déficits sensoriels (vue, audition). Toutes les perturbations de l’état de santé, non liées directement à la maladie d’Alzheimer, peuvent favoriser la confusion mentale, la désorientation.Les examens de laboratoire (analyses de sang et d’urine) permettent de dépister des pathologies pouvant entraîner des troubles cognitifs : carences en vitamines, en hormones, déshydratation, infection, intoxication… Ces troubles sont réversibles si l’on met rapidement en place un traitement adapté.

Il pourra être conseillé dans des cas particuliers (diagnostics complexes, malades jeunes…), l’examen du Liquide Céphalo rachidien (LCR) par ponction lombaire

Publication issue du site FRANCE ALZHEIMER