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L’IMSI, une nouvelle technique FIV prometteuse

publié le : 30 novembre 2017

Une nouvelle technique vient d’être mise au point dans l’univers de la Fécondation in Vitro (FIV) : l’IMSI (Intracytoplasmic Morphologically Selected Sperm Injection) ou Injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes morphologiquement sélectionnés. Celle-ci apporte des améliorations par rapport à l’ICSI et est susceptible d’optimiser les résultats de la FIV. Comment fonctionne ce nouveau procédé ? Quels sont ses avantages et ses inconvénients ? Quand le faire ? Réponses.

 

Fonctionnement de l’IMSI

L’IMSI est une amélioration de la technique de l’ICSI ou injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes qui, elle-même, est dérivée de la FIV. L’IMSI consiste à faire une sélection préalable du spermatozoïde avant de l’injecter dans l’ovocyte. Cette sélection est possible en utilisant des méthodes de grossissement plus performantes que celles utilisées dans un laboratoire classique d’ICSI. Le microscope utilisé permet un grossissement jusqu’à 6 000 fois, voire plus, contre 400 fois seulement pour l’ICSI.

Grâce à ce grossissement plus important et en haute résolution, il est plus facile d’observer la morphologie interne des spermatozoïdes et d’éliminer ceux qui présentent des anomalies. Le fait d’écarter les spermatozoïdes anormaux augmente les chances de succès lors de l’implantation, surtout en cas d’infertilité masculine sévère.

Selon l’OMS, voici ce qu’il en est de la morphologie idéale d’un spermatozoïde mature : une tête ovalaire, une flagelle droite, un noyau fixe et une couleur transparente. Il ne doit pas non plus y avoir de vacuoles.

Durant la phase de tri, le médecin sélectionne 1 à 3 spermatozoïdes qu’il va mettre dans un fin cathéter et introduire au fond de l’utérus.

 

Quels sont les avantages et les inconvénients de cette technique ?

Le principal avantage de l’IMSI est la possibilité d’avoir un aperçu détaillé de la morphologie des spermatozoïdes. Avec un grossissement qui peut aller au-delà de 6 000 fois, cette technique est donc 15 fois plus efficace que l’ICSI classique. De plus, ce procédé de procréation médicalement assistée permet un tri des spermatozoïdes en temps réel. Il n’est plus utile de teinter les gamètes; une technique qui risque davantage de les endommager. Cette possibilité de visualiser en détail les spermatozoïdes permet aux spécialistes d’éliminer ceux qui présentent des défauts. Ce qui augmente les chances de grossesse et réduit les risques de fausse couche.

Malgré ces avantages, l’IMSI n’est pas dénuée d’inconvénients. Son principal inconvénient est la durée du processus. Celui-ci peut durer entre 1 heure et demie et 5 heures. A ceci s’ajoute son coût encore très élevé. Donc, par rapport aux autres techniques de FIV, elle est encore rarement utilisée en laboratoire FIV.

 

L’IMSI, quand y recourir ?

Malgré ses promesses, l’IMSI n’est pas applicable à tous les cas. Le plus souvent, elle est recourue en seconde intention chez les patients qui ont déjà fait plusieurs tentatives de fécondation in vitro sans succès à cause d’échecs d’implantation ou de fausses couches répétitives. En effet, ceci est souvent dû à des anomalies morphologiques des spermatozoïdes. On parle aussi de tératospermie ou tératozoospermie. Il s’agit d’une pathologie séminale caractérisée par un nombre élevé de spermatozoïdes ayant des formes anormales (plus de 96%). Cette altération cause une infertilité masculine. Les études ont montré que l’application de l’ICSI et de l’IMSI à la première tentative de FIV donne des résultats identiques. Ce qui conduit à dire qu’il convient d’opter plutôt pour une ICSI pour une première tentative.

L’IMSI est aussi recommandée en cas d’échecs de fécondation par l’ICSI, de mauvaise qualité des embryons ou d’échecs de nidation. La réalisation d’un test pré-IMSI (spermogramme) permet de déterminer la pertinence de cette technique.

Article issu du site INOVIE FERTILITÉ