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Journée mondiale sans tabac

publié le : 30 mai 2017

 

En France, le tabagisme est la première cause de mortalité évitable, avec environ 73 000 décès chaque année. En moyenne, un fumeur régulier sur deux meurt prématurément des causes de son tabagisme.

Il n’existe pas de seuil au-dessous duquel fumer ne représente pas de risque. En effet, Le risque d’être victime d’un cancer du poumon dépend du nombre de cigarettes que l’on fume chaque jour, mais également de l’ancienneté de son tabagisme. Le seul moyen efficace pour réduire ce risque est l’arrêt du tabac.

 

LES MALADIES LIÉES AU TABAGISME SONT TRÈS NOMBREUSES

 

  • Un cancer sur trois est dû au tabagisme. Le plus connu est le cancer du poumon, dont 90 % des cas sont liés au tabagisme actif et 5 % au tabagisme passif.

 

Mais d’autres cancers sont également causés par le tabac : gorge, bouche, lèvres, pancréas, reins, vessie, utérus. Le cancer de l’œsophage est plus fréquent en cas d’association du tabac et de l’alcool.

 

  • Le tabagisme actif peut également être à l’origine des maladies cardio-vasculaires: fumer est un des principaux facteurs de risque d’infarctus du myocarde. Les accidents vasculaires cérébraux, l’artérite des membres inférieurs, les anévrismes, l’hypertension artérielle sont également liés, en partie, à la fumée de tabac. L’atteinte vasculaire peut aussi provoquer des troubles de l’érection.

 

  • La bronchite chronique est essentiellement due au tabagisme. Cette maladie évolue vers l’insuffisance respiratoire si l’usage du tabac n’est pas stoppé. L’emphysème (dilatation excessive et permanente des alvéoles pulmonaires, avec rupture de leurs cloisons) est aussi une maladie souvent liée au tabagisme.

 

 

  • D’autres pathologies ont un lien ou sont aggravées par le tabagisme : les gastrites, les ulcères gastro-duodénaux, le diabète de type II, l’hypercholestérolémie, l’hypertriglycéridémie, l’eczéma, le psoriasis, le lupus, les infections ORL (Nez – gorge – oreilles) et dentaires, la cataracte et la DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age) pouvant aboutir à la cécité. Sans oublier la parodontite, maladie des gencives qui provoque le déchaussement et la perte des dents.

 

LE TABAGISME PASSIF

 

Le tabagisme passif consiste à inhaler, de manière involontaire la fumée dégagée par un ou plusieurs fumeurs.

La fumée de tabac contient plus de 4000 substances chimiques parmi lesquelles la nicotine, des irritants, des produits toxiques (monoxyde de carbone…) et plus de 50 substances qui peuvent provoquer ou favoriser l’apparition de cancer. La fumée est donc extrêmement nocive pour le fumeur mais elle l’est également pour le non-fumeur qui respire la fumée de cigarette répandue dans l’atmosphère.

Au-delà de la gêne occasionnée, le tabagisme passif aggrave chez l’adulte des pathologies existantes et en crée de nouvelles (cancer des sinus de la face, accidents vasculaires cérébraux, cancer du poumon, accidents cardiaques,…). Si les risques demeurent certes moins importants que chez le fumeur actif, les conséquences pour la santé du non-fumeur sont réelles. Par ailleurs, ces risques augmentent avec la durée et l’intensité de l’exposition. En France, on estime même que quelques milliers de non-fumeurs meurent prématurément chaque année de maladies provoquées par le tabagisme passif.

Le tabagisme passif présente également des risques pour l’enfant né ou à naître. L’exposition d’une femme enceinte à la fumée des autres (sur le lieu de travail, au cours d’une soirée, à la maison, etc.) a ainsi un effet équivalent à un petit tabagisme maternel : les produits chimiques contenus dans la fumée du tabac passent dans le sang de la mère et dans celui du fœtus. De même, un enfant exposé à la fumée de cigarettes sera plus facilement sujet aux irritations des yeux, du nez et de la gorge, mais sera également exposé à une fréquence accrue des rhinopharyngites et des otites, un plus grand risque de crises d’asthme et d’infections respiratoires telles que la pneumonie et la bronchite, une faible mais significative diminution du développement du poumon, une augmentation des risques de mort subite chez le nourrisson.